Nous sommes de retour de cet extraordinaire voyage en Europe, dont l'un des moments les plus intenses fut celui de jouer avec Knight Area, dont voici la vidéo intégrale. À suivre très bientôt: photos et textes relatant l'expérience!
MJ
lundi 28 septembre 2009
mercredi 23 septembre 2009
Mon père
Lorsque, au téléphone, j’ai raconté à mon père le printemps dernier que je comptais me rendre aux Pays-Bas pour assister de près au lancement du 3e album de Knight Area, il jubilait presque autant que moi.
C’est que mon père a été très tôt dans sa vie animé par une passion pour la musique qui s’apparente à la mienne. C’est d’ailleurs grâce à lui, si, tout jeune enfant, j’ai pu me familiariser avec cet instrument qu’est une guitare.
Je me souviens d’une photo de lui, prise à la fin des années 1950, jouant sur un très bel instrument de ce qui me semblait être une copie d’une Gibson acoustique. À l’époque, avec un ami, il animait des noces et fêtes diverses, agissant à titre de chansonnier.
Les années ont passé et il chantait et jouait régulièrement, surtout à l’occasion de rencontres familiales. C’est ainsi que j’ai découvert des classiques de la chanson française et québécoise comme, entre autres, Félix Leclerc et Georges Brassens, musiques qui auront bercé mon enfance.
Pour lui, comme pour bien des gens de sa génération, la musique rock ne signifiait pas grand-chose. Mais il respectait tout de même la qualité artistique de ce qu’il appelait ironiquement « (ma) musique ». Il a eu quelques occasions de me voir jouer devant public et sa fierté était évidente.
Plus tard cet été, quand le lui ai annoncé que Knight Area nous avait fait l’honneur de nous inviter à jouer avec eux, il partageait totalement mes sentiments.
Au cours des dernières semaines, hospitalisé suite à cette trop longue maladie qu’est le cancer, il parlait régulièrement à ses visiteurs et au personnel de l’hôpital de mon voyage aux Pays-Bas, objet de fierté pour lui. Et, selon ses termes, jamais, au grand jamais, je ne devais manquer ce voyage, quoiqu'il arrive. Sa sérénité était désarmante.
J’aurais aimé, au retour de l'Europe, lui envoyer une vidéo pour qu’il puisse voir ma prestation sur une scène hollandaise. Mais ce sera impossible. Cependant, j’amènerai, dans mes bagages, une large part de son héritage musical. Ma passion pour la musique vient d’abord de lui. Et je l'en remercie.
Mon père s’est malheureusement éteint mardi dernier. Il avait 68 ans.
- Michel Joncas, 23 septembre 2009
C’est que mon père a été très tôt dans sa vie animé par une passion pour la musique qui s’apparente à la mienne. C’est d’ailleurs grâce à lui, si, tout jeune enfant, j’ai pu me familiariser avec cet instrument qu’est une guitare.
Je me souviens d’une photo de lui, prise à la fin des années 1950, jouant sur un très bel instrument de ce qui me semblait être une copie d’une Gibson acoustique. À l’époque, avec un ami, il animait des noces et fêtes diverses, agissant à titre de chansonnier.
Les années ont passé et il chantait et jouait régulièrement, surtout à l’occasion de rencontres familiales. C’est ainsi que j’ai découvert des classiques de la chanson française et québécoise comme, entre autres, Félix Leclerc et Georges Brassens, musiques qui auront bercé mon enfance.
Pour lui, comme pour bien des gens de sa génération, la musique rock ne signifiait pas grand-chose. Mais il respectait tout de même la qualité artistique de ce qu’il appelait ironiquement « (ma) musique ». Il a eu quelques occasions de me voir jouer devant public et sa fierté était évidente.
Plus tard cet été, quand le lui ai annoncé que Knight Area nous avait fait l’honneur de nous inviter à jouer avec eux, il partageait totalement mes sentiments.
Au cours des dernières semaines, hospitalisé suite à cette trop longue maladie qu’est le cancer, il parlait régulièrement à ses visiteurs et au personnel de l’hôpital de mon voyage aux Pays-Bas, objet de fierté pour lui. Et, selon ses termes, jamais, au grand jamais, je ne devais manquer ce voyage, quoiqu'il arrive. Sa sérénité était désarmante.
J’aurais aimé, au retour de l'Europe, lui envoyer une vidéo pour qu’il puisse voir ma prestation sur une scène hollandaise. Mais ce sera impossible. Cependant, j’amènerai, dans mes bagages, une large part de son héritage musical. Ma passion pour la musique vient d’abord de lui. Et je l'en remercie.
Mon père s’est malheureusement éteint mardi dernier. Il avait 68 ans.
- Michel Joncas, 23 septembre 2009
Harmonies -1re partie
À un jour du départ, maintenant vient le temps que je fasse mon entrée en matière sur le blogue. Après tout, il s’agit bien du blogue de Michel –et de Pascal, ce qui implique que Pascal devrait y participer…
Comme vous avez pu le remarquer, les qualités journalistiques de Michel sont indéniables. Il a su, de façon éloquente, alimenter avec passion et assiduité ces nombreuses pages que vous lisez. De mon côté, je suis de nature plutôt introspective et pour me décider à finalement risquer ces lignes, il a fallu que je laisse s’arrimer les quelques idées qui se bousculent. Voici donc : je plonge!
Le titre de ma chronique n’est pas dû au hasard… C’est qu’il sous-entend de nombreuses interprétations qui convergent, s’entrecroisent, se ramifient à l’infini tout en conservant un espace bien défini... un peu comme le ferait une fractale. L’harmonie c’est d’abord l’histoire de notre amitié. Et l’histoire de notre amitié est nécessairement liée aux harmonies.
Comme vous le savez sans doute déjà, Michel et moi nous sommes connus au travail. Habituellement peu de gens font grand cas de la musique progressive, je dois toutefois admettre qu’un étrange concours de circonstances a fait en sorte de réunir dans la même salle d’enseignants quelques adeptes qui, à prime abord, ne se connaissaient pas. Si au début les discussions portaient essentiellement sur les problématiques liées à la discipline en classe, il a fallu peu de temps pour que de vrais sujets sérieux soient abordés : du Genesis sans Peter Gabriel, ce n’est pas du vrai Genesis; Mark Kelly n’est plus ce qu’il était depuis l’arrivée de Steve H; Vapor Trails signe vraiment le retour en force de Rush; Phil Collins : ouin finalement, True Colours, j’aime mieux la version de Cyndie Lauper!
C’est donc dans ce climat que Michel est arrivé à notre école. Le jour de son entrée en poste, il était assis bien sagement à son bureau lorsqu’un de mes collègues –fan fini du Marillion de l’ère Fish- est venu me remettre mon album Brave. Si pour le commun des mortels cet événement peut passer pour élément du folklore, Michel ne fut pas sans remarquer la pochette, une image qui lui était bien connue.
- Ohhhh, ça c’est un excellent album!
- Tu connais ça?
Il n’en fallut pas plus pour que la discussion s’enchaîne sur notre top 10 des albums progressifs. Nous étions loin de nous douter que la conversation qui s’amorçait engendrerait 1) une si solide amitié, 2) de si nombreuses heures de pratique, 3) un périple aux Pays-Bas presque 10 ans plus tard.
De cette petite anecdote un fond demeure : la musique est une excellente occasion de créer des amitiés. L’extraordinaire voyage que nous entreprenons en est un exemple frappant!
Mille mercis à Gerben, Mark S, Mark V, Gijs, Pieter, Joop et leurs collaborateurs!
Comme vous avez pu le remarquer, les qualités journalistiques de Michel sont indéniables. Il a su, de façon éloquente, alimenter avec passion et assiduité ces nombreuses pages que vous lisez. De mon côté, je suis de nature plutôt introspective et pour me décider à finalement risquer ces lignes, il a fallu que je laisse s’arrimer les quelques idées qui se bousculent. Voici donc : je plonge!
Le titre de ma chronique n’est pas dû au hasard… C’est qu’il sous-entend de nombreuses interprétations qui convergent, s’entrecroisent, se ramifient à l’infini tout en conservant un espace bien défini... un peu comme le ferait une fractale. L’harmonie c’est d’abord l’histoire de notre amitié. Et l’histoire de notre amitié est nécessairement liée aux harmonies.
Comme vous le savez sans doute déjà, Michel et moi nous sommes connus au travail. Habituellement peu de gens font grand cas de la musique progressive, je dois toutefois admettre qu’un étrange concours de circonstances a fait en sorte de réunir dans la même salle d’enseignants quelques adeptes qui, à prime abord, ne se connaissaient pas. Si au début les discussions portaient essentiellement sur les problématiques liées à la discipline en classe, il a fallu peu de temps pour que de vrais sujets sérieux soient abordés : du Genesis sans Peter Gabriel, ce n’est pas du vrai Genesis; Mark Kelly n’est plus ce qu’il était depuis l’arrivée de Steve H; Vapor Trails signe vraiment le retour en force de Rush; Phil Collins : ouin finalement, True Colours, j’aime mieux la version de Cyndie Lauper!
C’est donc dans ce climat que Michel est arrivé à notre école. Le jour de son entrée en poste, il était assis bien sagement à son bureau lorsqu’un de mes collègues –fan fini du Marillion de l’ère Fish- est venu me remettre mon album Brave. Si pour le commun des mortels cet événement peut passer pour élément du folklore, Michel ne fut pas sans remarquer la pochette, une image qui lui était bien connue.
- Ohhhh, ça c’est un excellent album!
- Tu connais ça?
Il n’en fallut pas plus pour que la discussion s’enchaîne sur notre top 10 des albums progressifs. Nous étions loin de nous douter que la conversation qui s’amorçait engendrerait 1) une si solide amitié, 2) de si nombreuses heures de pratique, 3) un périple aux Pays-Bas presque 10 ans plus tard.
De cette petite anecdote un fond demeure : la musique est une excellente occasion de créer des amitiés. L’extraordinaire voyage que nous entreprenons en est un exemple frappant!
Mille mercis à Gerben, Mark S, Mark V, Gijs, Pieter, Joop et leurs collaborateurs!
… à suivre pour la 2e partie…
PL
lundi 7 septembre 2009
En voiture...

Après avoir sérieusement envisagé d'utiliser les transports en commun lors de nos déplacements aux Pays-Bas, nous opterons plutôt pour la voiture. Le train ne s'avérait pas vraiment plus économique et la voiture nous offrira plus de liberté de mouvement et d'horaire. Les conseils judicieux de notre ami Gerben ont aussi pesé dans la balance!
Europe oblige, nous auront probablement le plaisir de rouler à bord d'une rutilante Fiat Panda! Ne reste qu'à s'équiper sur place d'un navigateur GPS, histoire de se retrouver dans le labyrinthe routier!
MJ
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