I count myself among those who celebrate this fact (with the exception of its financial implications) simply because it seems that there is a like-mindedness among devotees of challenging music.
Part of the trouble with this topic is, that when someone (such as myself) uses a word like "challenging", it seems to intimate that those who don't enjoy prog are in some way either less intellectual, less keen, or less 'able' to appreciate it. Of course, this is utter nonsense. There is no quantitative correlation between one's musical tastes and intellect; plenty of 'geniuses' have preferred light and entertaining music. Similarly, there are many instances of people—whose cognitive ability is so diminutive that they require help for their most basic human needs—that not only prefer, but can perform, highly complex and challenging music. So, I'll dispense with this part of the "argument", because I happen to think it's divisive at best, poisonous at worst, and ultimately, a non-question.
As a performer and composer who has, at best, passed only through the fringe of the orbit of the true "stars" of this genre every once in a while, the great comfort I take when issuing a new CD is that the audience who enjoys progressive rock — no matter how you want to define 'prog' — is always up to a 'challenge.' By that I mean, there seems to be a shared sense of wonder and excitement (the "like-mindedness" I mentioned earlier) for each new musical encounter, rather than the kind of cynical (no pun...) and baseless expectation that highly commercial music imposes upon its audience. And, even in saying that, I don't criticize popular music -- I can't begin to understand the kind of work and pressure involved in trying to forge a "star" in an over-saturated market. (Notice how the word "forge" could be taken in two very different senses). And there is a great deal of music that I deeply enjoy, which will never be accused of being "complicated."
Le propos est éloquent. Je retiens personnellement deux choses.
D’abord, l’aspect plus pragmatique de la situation, c’est-à-dire les considérations financières. Je demeure toujours estomaqué de voir défiler à Montréal des groupes comme The Flower Kings, Arena, Porcupine Tree ou IQ qui se produisent habituellement dans de très petites salles, avec 200 ou 300 billets vendus – et je ne parle pas ici de festivals comme le FMPM. Montréal possède tout de même un bassin de population avoisinant les trois millions d’habitants et est reconnu comme ayant été un milieu fertile pour l’émergence des groupes progressifs au cours des années ’70. Mais ça, c’est une autre histoire.
Donc, inutile de se mettre la tête dans le sable. À moins que mes notions mathématiques soient totalement nulles, ces groupes provenant souvent d’Europe se déplacent à perte et ne parviennent vraisemblablement qu’à couvrir leurs frais de voyage. Et même là, j’en doute. Ce qui les motive? Probablement - un peu - la nécessité de promotion. Et, certainement - beaucoup - le simple plaisir de jouer leur matériel sur scène devant un auditoire réceptif ainsi que rencontrer les amateurs partageant la même passion. L’aspect négatif de cette situation : les apparitions trop rares en Amérique de groupes européens.
Ensuite, ce qui me fascine, c’est l’attachement viscéral des amateurs de « prog » au genre en question. Dans la culture de la pop, en général, les modes passent, les artistes au succès unique deviennent souvent des « has been » le temps d’une saison.
Dans le progressif (comme en jazz, ou en musique classique), on parle de pérennité pour les œuvres marquantes et artistes de renom. Sans être hautain, on peut affirmer que Yes, Miles Davis ou Rossini sont passés à l’histoire musicale, tandis que bon nombre d’artistes du Top 40 seront oubliés après quelques mois. Les « One-hit wonder » sont monnaie courante.
Ainsi, un album comme The Lamb Lies Down On Broadway (Genesis), peut être écouté et réécouté, vieillissant bien, à la manière d’un bon vin, ne prenant pas une ride avec le temps. Il en est de même pour des œuvres classiques créées au 19e siècle par exemple.
Le rock progressif : difficile d’accès, réservé à une élite ayant du goût? Non. On aime ou on n’aime pas. Point. Nonobstant la petitesse du marché, ce qui réduit inévitablement les moyens des artistes œuvrant dans le genre, cela entraîne une belle complicité avec ceux-ci et entre les fans eux-mêmes. Il existe, fort heureusement, à Montréal - comme partout dans le monde je présume -, une base solide d’amateurs fidèles, d’irréductibles, sans lesquels tout cela serait impossible.
Sans lesquels ce voyage aux Pays-Bas n’aurait jamais eu lieu!
- Michel Joncas, 7 mai 2009

C'est dommage de voir que la base de fans de prog a diminué. Il y a une grande raison à celà: le refus d'évoluer. Je connais plusieurs amateurs de prog qui refusent d'écouter ce qui s'est fait depuis le début des années 90, ces gens sont "accrochés" aux vieux trucs. J'affectionne Selling England by the Pound ou Brain Salad Surgery, j'ai grandi avec ces chefs d'oeuvre, mais il faut rester ouvert à autre chose! C'est tellement dommage car il y a une tonne de groupe de progressif (plus que dans les années 70) mais le public au Québec ne suit plus; ce public rate vraiment quelque chose de grand. Que Knight Area soit un groupe inconnu ici est une injustice. Qu'un compositeur prolifique, talentueux et intense comme Neal Morse ne soit pas une grande vedette est tout simplement un scandale! Une chance il y a des gens comme toi et comme moi, des vrais fans de musique. Tu es vraiment chanceux d'avoir rencontré les membres de Knight Area, j'aimerais vraiment les voir à Québec un jour.
RépondreSupprimerSteph