dimanche 4 octobre 2009

Photos

En suivant ce lien, vous verrez quelques photos, en vrac, de notre voyage:

http://www.facebook.com/album.php?aid=129496&id=722041185&l=41c9b1143e

MJ

lundi 28 septembre 2009

Wow!

Nous sommes de retour de cet extraordinaire voyage en Europe, dont l'un des moments les plus intenses fut celui de jouer avec Knight Area, dont voici la vidéo intégrale. À suivre très bientôt: photos et textes relatant l'expérience!

MJ

mercredi 23 septembre 2009

Mon père

Lorsque, au téléphone, j’ai raconté à mon père le printemps dernier que je comptais me rendre aux Pays-Bas pour assister de près au lancement du 3e album de Knight Area, il jubilait presque autant que moi.

C’est que mon père a été très tôt dans sa vie animé par une passion pour la musique qui s’apparente à la mienne. C’est d’ailleurs grâce à lui, si, tout jeune enfant, j’ai pu me familiariser avec cet instrument qu’est une guitare.

Je me souviens d’une photo de lui, prise à la fin des années 1950, jouant sur un très bel instrument de ce qui me semblait être une copie d’une Gibson acoustique. À l’époque, avec un ami, il animait des noces et fêtes diverses, agissant à titre de chansonnier.

Les années ont passé et il chantait et jouait régulièrement, surtout à l’occasion de rencontres familiales. C’est ainsi que j’ai découvert des classiques de la chanson française et québécoise comme, entre autres, Félix Leclerc et Georges Brassens, musiques qui auront bercé mon enfance.

Pour lui, comme pour bien des gens de sa génération, la musique rock ne signifiait pas grand-chose. Mais il respectait tout de même la qualité artistique de ce qu’il appelait ironiquement « (ma) musique ». Il a eu quelques occasions de me voir jouer devant public et sa fierté était évidente.

Plus tard cet été, quand le lui ai annoncé que Knight Area nous avait fait l’honneur de nous inviter à jouer avec eux, il partageait totalement mes sentiments.

Au cours des dernières semaines, hospitalisé suite à cette trop longue maladie qu’est le cancer, il parlait régulièrement à ses visiteurs et au personnel de l’hôpital de mon voyage aux Pays-Bas, objet de fierté pour lui. Et, selon ses termes, jamais, au grand jamais, je ne devais manquer ce voyage, quoiqu'il arrive. Sa sérénité était désarmante.

J’aurais aimé, au retour de l'Europe, lui envoyer une vidéo pour qu’il puisse voir ma prestation sur une scène hollandaise. Mais ce sera impossible. Cependant, j’amènerai, dans mes bagages, une large part de son héritage musical. Ma passion pour la musique vient d’abord de lui. Et je l'en remercie.

Mon père s’est malheureusement éteint mardi dernier. Il avait 68 ans.

- Michel Joncas, 23 septembre 2009

Harmonies -1re partie

À un jour du départ, maintenant vient le temps que je fasse mon entrée en matière sur le blogue. Après tout, il s’agit bien du blogue de Michel –et de Pascal, ce qui implique que Pascal devrait y participer…

Comme vous avez pu le remarquer, les qualités journalistiques de Michel sont indéniables. Il a su, de façon éloquente, alimenter avec passion et assiduité ces nombreuses pages que vous lisez. De mon côté, je suis de nature plutôt introspective et pour me décider à finalement risquer ces lignes, il a fallu que je laisse s’arrimer les quelques idées qui se bousculent. Voici donc : je plonge!

Le titre de ma chronique n’est pas dû au hasard… C’est qu’il sous-entend de nombreuses interprétations qui convergent, s’entrecroisent, se ramifient à l’infini tout en conservant un espace bien défini... un peu comme le ferait une fractale. L’harmonie c’est d’abord l’histoire de notre amitié. Et l’histoire de notre amitié est nécessairement liée aux harmonies.

Comme vous le savez sans doute déjà, Michel et moi nous sommes connus au travail. Habituellement peu de gens font grand cas de la musique progressive, je dois toutefois admettre qu’un étrange concours de circonstances a fait en sorte de réunir dans la même salle d’enseignants quelques adeptes qui, à prime abord, ne se connaissaient pas. Si au début les discussions portaient essentiellement sur les problématiques liées à la discipline en classe, il a fallu peu de temps pour que de vrais sujets sérieux soient abordés : du Genesis sans Peter Gabriel, ce n’est pas du vrai Genesis; Mark Kelly n’est plus ce qu’il était depuis l’arrivée de Steve H; Vapor Trails signe vraiment le retour en force de Rush; Phil Collins : ouin finalement, True Colours, j’aime mieux la version de Cyndie Lauper!

C’est donc dans ce climat que Michel est arrivé à notre école. Le jour de son entrée en poste, il était assis bien sagement à son bureau lorsqu’un de mes collègues –fan fini du Marillion de l’ère Fish- est venu me remettre mon album Brave. Si pour le commun des mortels cet événement peut passer pour élément du folklore, Michel ne fut pas sans remarquer la pochette, une image qui lui était bien connue.
- Ohhhh, ça c’est un excellent album!
- Tu connais ça?
Il n’en fallut pas plus pour que la discussion s’enchaîne sur notre top 10 des albums progressifs. Nous étions loin de nous douter que la conversation qui s’amorçait engendrerait 1) une si solide amitié, 2) de si nombreuses heures de pratique, 3) un périple aux Pays-Bas presque 10 ans plus tard.

De cette petite anecdote un fond demeure : la musique est une excellente occasion de créer des amitiés. L’extraordinaire voyage que nous entreprenons en est un exemple frappant!

Mille mercis à Gerben, Mark S, Mark V, Gijs, Pieter, Joop et leurs collaborateurs!
… à suivre pour la 2e partie…
PL

lundi 7 septembre 2009

En voiture...


Après avoir sérieusement envisagé d'utiliser les transports en commun lors de nos déplacements aux Pays-Bas, nous opterons plutôt pour la voiture. Le train ne s'avérait pas vraiment plus économique et la voiture nous offrira plus de liberté de mouvement et d'horaire. Les conseils judicieux de notre ami Gerben ont aussi pesé dans la balance!

Europe oblige, nous auront probablement le plaisir de rouler à bord d'une rutilante Fiat Panda! Ne reste qu'à s'équiper sur place d'un navigateur GPS, histoire de se retrouver dans le labyrinthe routier!
MJ

vendredi 28 août 2009

Le lancement approche

Knight Area, en pleine répétition le 23 août dernier, préparant leurs prochains spectacles, dont celui du Het Kasteel le 26 septembre.



MJ

mercredi 26 août 2009

Merci!

Les membres de Knight Area sont des gens fantastiques. Vraiment. Tellement qu’ils ont organisé, pour une cinquantaine de leurs fans et amis, un événement spécial le 25 septembre, soit une journée avant le lancement officiel de leur 3e album. Il s’agit, en fait, d’un événement pré-lancement, rempli de surprises pour ceux et celles qui seront sur place. Le site Progwereld est partenaire dans le processus de sélection des cinquante invités. Vous pouvez lire les détails ici.

Mais, pour nous, la surprise ne s’arrêtait pas là. Les membres du groupe nous ont fait le très grand honneur - démontrant une générosité sans limite - de nous inviter à monter sur scène avec eux pour interpréter la pièce The Sun Also Rises. Même dans mes rêves les plus fous (et j’en fais beaucoup, croyez-moi!), je n’aurais pu imaginer une telle chose.

D’ici notre départ, nous devons répéter, répéter et encore répéter, pour être certains d’être prêts pour cette soirée extraordinaire du 25 septembre prochain. Nous tâcherons d’être à la hauteur! Un aperçu? Voici une brève vidéo de notre première répétition!



Dank u, Ridderbuurt !

- Michel Joncas, 26 août 2009

samedi 15 août 2009

Bed & Breakfast !


La question de l'hébergement est réglée. Nous avons déniché un joli petit Bed & Breakfast à Alphen aan den Rijn, à deux pas du Het Kasteel. Le Logement Oudshoorn est un ancien presbytère et les hôtes semblent très accueillants. Le séjour s'annonce plutôt agréable!
MJ

lundi 10 août 2009

Réservez le vôtre!

Le 3e album de Knight Area, Realm Of Shadows, peut être réservé dès maintenant! Commandez le vôtre chez Amazon ici, ou chez votre commerçant en ligne habituel.

vendredi 7 août 2009

Passion musicale

Mon terrain de jeu!


Toutes les passions peuvent rimer avec les excès. Et celle de la musique n’échappe pas à cette règle. Qu’il ait de grandes ambitions ou plus simplement pour briser le silence dans son sous-sol, le musicien amateur veut toujours de meilleurs instruments, plus d’équipement pour « exprimer son art ». Tous ceux qui connaissent le domaine savent qu’il n’y a aucune limite, sauf l’aspect budgétaire.

En ce qui me concerne, le tout a débuté vers l’âge de six ans, alors que mon père laissait toujours à notre disposition (dans la salle de séjour en fait) une jolie petite guitare classique avec cordes de nylon. Plus tard, voyant que je faisais bien du bruit incohérent avec cet instrument qui me fascinait, il a décidé de m’inscrire à des cours privés de guitare. Si ma mémoire est bonne, j’ai eu droit à cinq ou six leçons, tout juste le temps d’apprendre les accords de base. Pour le reste, le solfège et la lecture musicale m’horripilaient, si bien que j’ai abandonné le tout, préférant jouer « à l’oreille ». Grave erreur, que je regrette encore d’ailleurs!

À l’âge de douze ans, je suis tombé tout à fait par hasard sur l’album Exit… Stage Left, de Rush. À la première écoute, ce fut la stupéfaction. Ce disque avait, en un instant, cristallisé mes réels goûts musicaux. Je m’étais rendu compte, également, que la musique n’était pas nécessairement un « tout », mais bien un amalgame de divers instruments. Ce fut aussi la découverte de la basse, proéminente sur Exit… Stage Left, avec ce son typique à la Geddy Lee qui, à l’époque, utilisait une Rickenbacker.

Rapidement, j’ai compris que les quatre cordes d’une basse correspondaient aux quatre premières cordes d’une guitare. Il n’en fallait pas plus pour entamer l’apprentissage de la ligne de basse de Tom Sawyer sur une guitare classique, amputée de ses deux dernières cordes (au grand désarroi de mon père !)

J’ai acheté ma première basse au collège. Une Cort, de style Fender Precision. Un instrument médiocre dont la sonorité était loin de ce que je recherchais, même branchée dans mon premier ampli : un Peavey 50 watts. Dans une recherche constante du « son voulu », j’ai fait l’acquisition, au début des années ’90, d’une Status Graphite Energy. Choix largement influencé par l’utilisation de cette marque par Peter Trewavas, de Marillion. On peut d’ailleurs voir cet instrument dans la vidéo au tout début de ce blogue.

Les années ont passé, les instruments et l’équipement aussi. Dernière basse achetée, je ne pouvais passer à côté : une Fender Jazz Geddy Lee (artists Series). Celle-ci, combinée à la magnifique petite boîte magique créée par Tech21, le SansAmp Bass Driver DI, me permet d’avoir ce son tant recherché, un peu « crunchy », relié au monde progressif en général. Ce son typique de Chris Squire, Geddy Lee et même Gijs Koopman (fidèle utilisateur de la Rickenbacker également).

D’autres folies à mon actif : l’achat à prix d’or de pédales Moog Taurus 1 il y a quelques années, instrument privilégié par nombre de bassistes progressifs. Finalement, l’acquisition récente d’un synthétiseur Yamaha (MO6) doté d’un séquenceur 16 pistes permettant de jouer au compositeur ! (Le résultat est mauvais, mais j’aime ça quand même !)

Le tout relié à une microscopique console de mixage (avec écouteurs !), afin de ne réveiller aucun membre de la petite famille à 22h et permettant le « play along » avec mon iPod !

Oui, la musique est une passion onéreuse. Surtout quand elle ne rapporte rien, financièrement parlant. Mais l’apport est tout autre en ce qui me concerne. La musique est un exutoire. Cette preuve n’est plus à faire.

Celle-ci possède également d'autres vertus. Un professeur de littérature à l’université m’avais déjà dit qu’un bon roman était celui qui nous rendait un peu plus « intelligent » à la fin de la lecture. Je crois que cela s’applique également à la bonne musique, tous genres confondus.

Oui, la passion musicale peut mener notre esprit bien loin. Même en Europe!

- Michel Joncas, 7 août 2009

mercredi 5 août 2009

Realm Of Shadows, le Making Of


Le site web néerlandais Progwereld vient de publier, sous la plume de Hans Ravensbergen, un "Making Of" à propos du nouvel album de Knight Area. Articles très intéressants traitant de l'ensemble du processus créatif. Version originale néerlandaise ici. Traduction automatique en français ici.
MJ

samedi 25 juillet 2009

Tout est relatif

Lever de soleil sur le Golfe du Saint-Laurent, le 11 juillet 2009. Côte de Gaspé.

Comme tout le monde, j’aime bien en savoir le plus possible à propos d’une destination future. J’ai cependant inopinément lu une information parue dans un magazine de consommation québécois : Protégez-Vous. Le dernier endroit où j’aurais l’idée de jeter un coup d’œil pour en apprendre un peu plus à propos du pays des polders.

Dans une rubrique environnementale, on mentionne que les Pays-Bas demeurent l’état européen ayant le plus haut taux de vélo par habitant, soit 1,11. Seul pays du continent, d’ailleurs, à compter plus de bicyclettes que d’habitants. Chiffre encore plus surprenant : 26% de la population néerlandaise affirme faire tous ses déplacements en pédalant. L’air doit y être plus respirable qu’en période de smog montréalais.

Cela m’a amené à faire quelques comparaisons. D’abord, les distances parcourues au Québec, voire dans le Canada tout entier, rendent impossibles une telle « part de marché » pour la bicyclette.

J’arrive tout juste, avec la petite famille, d’un bref séjour en Gaspésie. Tradition presque annuelle parce que mes racines ancestrales s’y trouvent. Mes parents y ont aussi pied à terre.

Environ 930 kilomètres séparent Montréal de Gaspé. C’est la distance approximative d’un trajet Amsterdam-Bordeaux. Faisons un parallèle entre la perception des distances en Europe et au Québec. Ici, on s’exprime le plus souvent en temps (dix heures de route pour s’y rendre… par exemple), tandis que là-bas, on s’exprime la plupart du temps en kilomètres. Le retour de notre voyage à Gaspé s’est fait en une journée. En France, c’est le temps pour traverser le pays entier, du nord au sud (Dunkerque-Perpignan).

Les Pays-Bas, c’est 16,5 millions d’habitants, répartis sur un territoire de 41 526 km2, soit près de 400 habitants au kilomètre carré. Sauf erreur, il s’agit du pays le plus densément peuplé d’Europe.

Au Québec, la population est deux fois moindre sur territoire 37 fois plus grand, ce qui donne une densité de population d’environ 5 habitants au kilomètre carré. Les chiffres sont percutants lorsqu’on les compare.

D’ailleurs, quand j’étais étudiant, j’ai occupé un emploi de guide touristique dans l’est du Québec et la quasi-totalité des visiteurs européens semblaient marqués par la grandeur des espaces et les distances à parcourir. D’aucuns devaient même revoir leurs itinéraires, ayant été trop ambitieux quant aux régions à visiter en une seule journée!

Voyager, c’est, entre autres, faire preuve de relativisme géographique. Relativisme fascinant en ce qui me concerne.

- Michel Joncas, 25 juillet 2009

vendredi 19 juin 2009

Vivement l'été!

J’aurais voulu alimenter ce blogue plus régulièrement, mais la fin de l’année scolaire demeure toujours très exigeante pour un enseignant. Correction, bilans, bulletins… Vivement le 30 juin. Vivement les vacances d’été! À ce propos, le deuxième contributeur à ce site, mon comparse Pascal, concocte actuellement un petit texte qui s’annonce assez intéressant. À suivre…

Vivement l’été donc. D’ailleurs, la saison estivale rime toujours avec musique ici au Québec: le Festival international de Jazz, les Francofolies, etc. La belle saison amène régulièrement à Montréal quelques bons spectacles rock. Il faut dire que nous avons été gâtés au cours des dix dernières années : Rush (à quatre reprises!), Yes, Dream Theater, IQ, The Flower Kings, Arena… et j’en passe. Dans le même veine, les prochains mois s’annoncent fertiles : la tournée Progressive Nation (avec, entre autres, Dream Theater, Pain Of Salvation et Beardfish - le 12 août), Porcupine Tree (le 29 septembre), Rik Emmett (ex-Triumph - le 26 septembre – au fait, cette date me dit quelque chose…), Queensrÿche (le 28 juillet), le FMPM (en septembre), pour n’en nommer que quelques uns.

Mon problème : mon dollar-musique (ou budget-culture, comme vous voulez!) pour cette année est entièrement alloué à ce périple aux Pays-Bas. Je devrai donc faire une croix sur ces spectacles.

Ce faisant, comme me le disait Joop Klazinga dans un courriel, il faut être un peu fou pour s’embarquer dans un tel projet. Mais cette folie a un nom : la passion. Les proches comme les amis sont d’avis qu’on ne pouvait manquer cet événement. Moi qui planifie un voyage en Europe depuis des années, je n’aurais jamais cru que mon premier périple outre-mer aurait une durée de trois jours. Je regrette déjà que ce soit trop court.

Mais le jeu en vaudra certainement la chandelle. L’auteur français, Anatole France (1844-1924), a écrit ceci dans son roman Le Crime de Sylvestre Bonnard :

« J'ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de
l'indifférence.
»

Je suis bien d'accord!

- Michel Joncas, 19 juin 2009

mercredi 27 mai 2009

L'envie


Guy Carbonneau est un personnage relativement connu au Québec. Il s’agit d’un joueur de hockey sur glace professionnel ayant œuvré la majeure partie de sa carrière pour l’équipe les Canadiens de Montréal de la Ligue nationale de Hockey (LNH). Il a pris sa retraite comme joueur en 2000. Carbonneau, athlète accompli, a aussi une passion parallèle au hockey : la musique. On le voyait, à l’occasion, jouer de la guitare, généralement dans le cadre d’événements spéciaux. Si mes souvenirs sont bons, sans être virtuose, il se tirait bien d’affaire.

Carbonneau était donc amateur de musique, de rock en particulier, l’un de ses groupes favoris étant la formation torontoise Rush. Lors de la tournée Presto (1990), le trio s’était arrêté au défunt Forum de Montréal, endroit où les Canadiens de Montréal avaient pignon sur rue. Les joueurs de l’équipe avaient évidemment accès en tout temps à la bâtisse et Carbonneau s’était prévalu de ce privilège pour rencontrer Geddy Lee.

Leur discussion, qui avait été brièvement relatée dans les journaux, s’était terminée sur une note cocasse. Le hockeyeur avaient fini par dire au bassiste comment il avait souhaité, un jour, devenir musicien professionnel. Geddy Lee lui avait alors rétorqué qu’il aurait, quant à lui, bien aimé évoluer comme joueur de hockey dans la LNH!

Cette anecdote est révélatrice sur une chose : on envie souvent le sort de l’autre, même dans l’excellence. Comme le dit le célèbre proverbe : l’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin!

En jouant de la musique dans un sous-sol depuis l’enfance, se prenant pour une vedette rock, on ne peut s’empêcher de se projeter en rêves dans une carrière dont on a rapidement fait son deuil. La lucidité face à son propre talent est d’une grande utilité!

Malgré cela, toutes les petites occasions de jouer de la musique devant un public, si minuscule soit-il, devient très agréable. C’est vivre son rêve à petite échelle.

Se rendre à un lancement de disque au Pays-Bas et être aux premières loges de cet événement, c’est aussi vivre sa passion avec une proximité inespérée. Il fallait saisir cette chance. Je me répète, mais merci encore une fois à Knight Area de nous permettre ce voyage au cœur du rêve.
- Michel Joncas, 27 mai 2009

mardi 19 mai 2009

Un voyage trop court...

Passeport obtenu. Billets d’avion réservés. Le tout se concrétise.

Départ : jeudi 24 septembre 2009, 18h35. Vol KL0672 de KLM. Vol direct. On n’avait pas d’autre choix : pour un voyage de trois jours, pas de temps à perdre sur des vols avec escale à Londres, New-York ou Francfort. Fait surprenant : ce vol rectiligne de KLM est la seule liaison sans escale Montréal-Amsterdam offerte par les compagnies aériennes. Tout aussi étonnant : ce service existe sur une base quotidienne, aller-retour!

Nous devons partir le jeudi, car le décalage horaire soustrait six heures à notre nuit habituelle. L’atterrissage à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam est prévu pour 7h05 le vendredi matin, malgré un vol d’une durée de 6h40. Nous aurons donc tout le loisir de se reposer avant l’événement du samedi (qui sera sans doute une journée passablement longue et chargée).

Ce sera aussi le temps de voir d’un peu plus près Amsterdam (sans oublier que le voyage est plus événementiel que touristique). Et voilà le dilemme : que voir à Amsterdam? En une seule journée…! Bien des choses nous viennent à l’esprit : comment passer à coté du musée Van Gogh, de la Maison de Rembrandt (et/ou son musée) ou de la brasserie Heineken (préoccupation typiquement masculine!)? Personnellement, je m’en voudrais aussi de manquer la Maison d’Anne Frank.

J’ai récemment téléchargé une application iPod Touch réalisée pour le compte de l’Office du tourisme et des conventions des Pays-Bas. On y retrouve évidemment des centaines de choses à visiter, toutes plus incontournables les unes que les autres. Les choix seront difficiles! Que faire? Une chose m’apparaît comme évidente : je n’y suis jamais allé et je sais déjà que je devrai y retourner… avec la famille cette fois.

Samedi matin : en route vers le sud (Alphen aan den Rijn et Boskoop – je l’ai déjà évoqué). À ce qui paraît, les taxis sont assez onéreux aux Pays-Bas. Par contre, le transport ferroviaire y est assez abordable et très développé (comme presque partout en Europe d’ailleurs). Le site internet de la Nederlandse Spoorwegen (la société d’État qui exploite le réseau) est très bien fait. Horaires, tarifs et villes desservies s’y retrouvent. On peut même effectuer des réservations en ligne.

Ça donne le goût. Paradoxalement, l’été, pour la première fois, sera à la fois trop long et… trop court!

- Michel Joncas, 19 mai 2009

jeudi 14 mai 2009

Nouveaux extraits

Trois nouveaux extraits de « Realm Of Shadows » sont disponibles sur le site de Knight Area ici.
Enjoy!

MJ

Comme une tonne de brique!

Les maîtres: Gijs Koopman et Gerben Klazinga


Je l’ai évoqué auparavant, la réalisation (et le mastering – au fait, existe-t-il une version française de ce mot?) des deux premiers albums de Knight Area était impeccable. La complexité de leur musique (plusieurs pistes de claviers, de guitares, en plus des autres instruments) rend probablement la tâche plus difficile.

Gerben et Joop Klazinga ont réalisé le premier album, tandis que les deuxième et troisième disques l’ont été par Gerben et le bassiste Gijs Koopman. Le tout ayant été produit dans le studio de Gerben Klazinga appelé, évidemment, Knight Area Productions.

Ce qui étonne, c’est le haut niveau de qualité sonore des albums de Knight Area, en dépit de moyens moindres, on le devine, de groupes ayant plus de ressources budgétaires.

C’est que la réalisation a une importance capitale sur la qualité de la musique couchée sur disque. Les meilleures chansons possible peuvent devenir difficiles à apprécier si la réalisation laisse à désirer.

Je pense ici à un disque d’Enchant (A Blueprint Of The World - sous étiquette Magna Carta) sorti en 1995. Bien qu’il s’agisse d’excellentes compositions, l’album souffrait (en ce qui concerne la batterie particulièrement) d’une réalisation bancale. Pensons aussi à l’apparition de Bob Rock dans l’univers de Metallica, lors de la réalisation du Black Album. La sonorité du groupe américain avait changé drastiquement.

Il devient donc agréable de constater que, dans un petit studio de Boskoop, en Hollande méridionale, on puisse faire de grands albums sur le plan de la réalisation. Rêvons un peu : si j’ai la chance de faire un album, un jour(!), il sera enregistré dans les studios de Knight Area Productions.

- Michel Joncas, 14 mai 2009

dimanche 10 mai 2009

Se surpasser

Under A New Sign, signed!



À l’été 1999, Dream Theater, un groupe que j’apprécie particulièrement, a lancé son 5e album, Scenes From A Memory. Depuis sa formation,la troupe New-Yorkaise a su s’imposer sur la scène musicale en créant systématiquement un nouveau genre : le métal progressif. Composé de virtuoses, Dream Theater avait pu, jusque là, combler les attentes d’un album à l’autre, réussissant toujours à améliorer exponentiellement la qualité de son matériel.

Scenes From A Memory était fort attendu de la part des adulateurs. Je me souviens de la première écoute, qui m’avait presque littéralement jeté par terre, tant l’innovation tous azimuts sur ce disque était impressionnante. D’abord, on avait eu droit à un premier album-concept, chose toujours bien appréciée dans la sphère progressive. Ensuite, Jordan Rudess (claviériste déconcertant) s’était joint au groupe. Et, finalement, sur le plan musical, c’était simplement époustouflant, très innovateur, mélodique et impressionnant de virtuosité.

Inutile de discourir plus longuement sur ce fait : l’amateur a toujours des attentes élevées pour chaque opus des artistes qu’il apprécie.

La sortie de l’album The Sun Also Rises, en 2004, avait généré des perspectives ambitieuses chez les fans de la première heure. La barre était haute pour Knight Area.

Trois années auront été nécessaires pour concocter Under A New Sign (2007). L’album a été accueilli, à l’époque, par des critiques dithyrambiques dans la communauté progressive. L’album, ahurissant, a dépassé les attentes.

Un résultat impeccable (bravo à Gerben et Gijs qui ont réussi un chef d’œuvre de réalisation, là où bien d’autres échouent), des pièces au style varié et enlevant, des sonorités vintage (les fameuses Moog Taurus entre autres!), les flûtes jouées par Joop, la voix incroyable de Mark Smit, et j’en passe. Des chansons marquantes comme A Different Man, Part II (la finale est particulièrement époustouflante) et Dreamweaver (ma préférée sur le disque!) sont de beaux exemples de cette totale réussite.


Bref, disons le sans ambages, c’est un « masterpiece ». D’aucuns diront même qu’il est meilleur que le précédent. À titre d’exemple, le réputé site Progarchives mentionnait ceci :




(…) Knight Area not only did not disappoint, but probably won over new fans and promises to keep producing consistent neo prog that one day could have them mentioned in the same breath with legends of the subgenre.


Cet album est du moins révélateur sur un point : The Sun Also Rises n’était pas un accident, mais plutôt le premier titre d’une série d’excellents albums qui hissera Knight Area dans la cour des grands.

Les récents spectacles de Knight Area ont offert la chance aux amateurs d’entendre certains extraits du prochain album (Realm Of Shadows – septembre 2009), pièces qui permettent de croire, une fois de plus, que les standards seront atteints.

Dank u voor de geweldige muziek, jongens!


- Michel Joncas, 10 mai 2009

jeudi 7 mai 2009

Le seuil critique

Je me suis permis, ici, de subtiliser une partie d’un article tiré du blog de Sean Malone, connu entre autres pour son travail au sein du groupe Cynic et pour son projet Gordian Knot. Dans son texte, le bassiste de renom soulignait le caractère « underground » de la musique progressive, la comparant à d’autres styles moins accessibles comme le jazz ou la musique classique. Parlant des foules microscopiques que ces genres peuvent attirer en salle, ou de la minime quantité de disques vendus par ceux-ci, il disait ceci :

I count myself among those who celebrate this fact (with the exception of its financial implications) simply because it seems that there is a like-mindedness among devotees of challenging music.
Part of the trouble with this topic is, that when someone (such as myself) uses a word like "challenging", it seems to intimate that those who don't enjoy prog are in some way either less intellectual, less keen, or less 'able' to appreciate it. Of course, this is utter nonsense. There is no quantitative correlation between one's musical tastes and intellect; plenty of 'geniuses' have preferred light and entertaining music. Similarly, there are many instances of people—whose cognitive ability is so diminutive that they require help for their most basic human needs—that not only prefer, but can perform, highly complex and challenging music. So, I'll dispense with this part of the "argument", because I happen to think it's divisive at best, poisonous at worst, and ultimately, a non-question.
As a performer and composer who has, at best, passed only through the fringe of the orbit of the true "stars" of this genre every once in a while, the great comfort I take when issuing a new CD is that the audience who enjoys progressive rock — no matter how you want to define 'prog' — is always up to a 'challenge.' By that I mean, there seems to be a shared sense of wonder and excitement (the "like-mindedness" I mentioned earlier) for each new musical encounter, rather than the kind of cynical (no pun...) and baseless expectation that highly commercial music imposes upon its audience. And, even in saying that, I don't criticize popular music -- I can't begin to understand the kind of work and pressure involved in trying to forge a "star" in an over-saturated market. (Notice how the word "forge" could be taken in two very different senses). And there is a great deal of music that I deeply enjoy, which will never be accused of being "complicated."



Le propos est éloquent. Je retiens personnellement deux choses.

D’abord, l’aspect plus pragmatique de la situation, c’est-à-dire les considérations financières. Je demeure toujours estomaqué de voir défiler à Montréal des groupes comme The Flower Kings, Arena, Porcupine Tree ou IQ qui se produisent habituellement dans de très petites salles, avec 200 ou 300 billets vendus – et je ne parle pas ici de festivals comme le FMPM. Montréal possède tout de même un bassin de population avoisinant les trois millions d’habitants et est reconnu comme ayant été un milieu fertile pour l’émergence des groupes progressifs au cours des années ’70. Mais ça, c’est une autre histoire.

Donc, inutile de se mettre la tête dans le sable. À moins que mes notions mathématiques soient totalement nulles, ces groupes provenant souvent d’Europe se déplacent à perte et ne parviennent vraisemblablement qu’à couvrir leurs frais de voyage. Et même là, j’en doute. Ce qui les motive? Probablement - un peu - la nécessité de promotion. Et, certainement - beaucoup - le simple plaisir de jouer leur matériel sur scène devant un auditoire réceptif ainsi que rencontrer les amateurs partageant la même passion. L’aspect négatif de cette situation : les apparitions trop rares en Amérique de groupes européens.

Ensuite, ce qui me fascine, c’est l’attachement viscéral des amateurs de « prog » au genre en question. Dans la culture de la pop, en général, les modes passent, les artistes au succès unique deviennent souvent des « has been » le temps d’une saison.

Dans le progressif (comme en jazz, ou en musique classique), on parle de pérennité pour les œuvres marquantes et artistes de renom. Sans être hautain, on peut affirmer que Yes, Miles Davis ou Rossini sont passés à l’histoire musicale, tandis que bon nombre d’artistes du Top 40 seront oubliés après quelques mois. Les « One-hit wonder » sont monnaie courante.

Ainsi, un album comme The Lamb Lies Down On Broadway (Genesis), peut être écouté et réécouté, vieillissant bien, à la manière d’un bon vin, ne prenant pas une ride avec le temps. Il en est de même pour des œuvres classiques créées au 19e siècle par exemple.

Le rock progressif : difficile d’accès, réservé à une élite ayant du goût? Non. On aime ou on n’aime pas. Point. Nonobstant la petitesse du marché, ce qui réduit inévitablement les moyens des artistes œuvrant dans le genre, cela entraîne une belle complicité avec ceux-ci et entre les fans eux-mêmes. Il existe, fort heureusement, à Montréal - comme partout dans le monde je présume -, une base solide d’amateurs fidèles, d’irréductibles, sans lesquels tout cela serait impossible.

Sans lesquels ce voyage aux Pays-Bas n’aurait jamais eu lieu!

- Michel Joncas, 7 mai 2009

dimanche 3 mai 2009

Le soleil se lève aussi


Michel Joncas - Mark Smit - Pascal Lapierre


Février 2004.

À la recherche constante de nouveautés savoureuses sur la scène du rock progressif, je visitais régulièrement le site d’une maison de disque américaine qui en fait sa spécialité : Laser’s Edge. Ils étaient d’ailleurs déjà éditeurs du réputé projet Gordian Knot de Sean Malone, ainsi que de la formation norvégienne White Willow.

Février 2004 donc. Une nouveauté venait d’apparaître à leur catalogue : « The Sun Also Rises », œuvre d’un groupe émergent néerlandais appelé Knight Area. La présentation de l’album captait l’attention du lecteur. Elle se lisait comme suit :

« Do you remember where you were the first time you heard "The Snow Goose"? "Subterranea"? "Selling England By The Pound"? »


Je dois avouer que cette affirmation m’avait un peu titillé. Les trois albums auxquels on faisait référence étaient des pièces maîtresses dans toute discographie progressive digne de ce nom. Camel, IQ et Genesis demeurent tout de même des références. Il s’agissait bien évidemment de publicité. Était-ce pompeux ou bien réel ? Il fallait écouter.

Si ma mémoire est bonne, il y avait un extrait de l’album disponible sur le site. Toujours si ma mémoire ne fait pas défaut, il s’agissait de « Conspiracy » (je dois le confesser, c’est mon titre préféré sur l’album !). À l’écoute de ce morceau, j’ai été fasciné. La réalisation était impeccable, voire impressionnante. Et sur le plan musical, j’ai accroché immédiatement. Le genre d’œuvre que j’aurais aimé écrire, si j’avais eu le moindre talent en musique ! Je n’ai pas hésité longtemps avant d’en faire l’achat.

Depuis sa sortie, l’album joue régulièrement dans mon iPod. Très régulièrement. Merci à Knight Area d’avoir créé une large part de la trame sonore de ma vie depuis 2004. Œuvre marquante, il va sans dire. Oui, je me souviens très bien où j’étais, la première fois que j’ai entendu « The Sun Also Rises ».

- Michel Joncas, 3 mai 2009

vendredi 1 mai 2009

Petite histoire d'une grande rencontre



Ce que vous pouvez visionner dans la première entrée de ce blogue est une pièce jouée devant des élèves de 5e secondaire à l’école secondaire de la Cité-des-Jeunes, à Vaudreuil-Dorion, Québec. L’occasion : dernière journée de classe de l’année scolaire 2007-2008, remise de différents prix aux élèves. Les deux enseignants que nous sommes, Pascal Lapierre (clavier) et Michel Joncas (basse), avons pris l’habitude de se servir de prétextes comme ceux-là afin de jouer un peu de musique. Passion commune, occasions trop rares.

Comme le programme de l’après-midi était passablement chargé, nous ne pouvions jouer qu’une seule pièce. Notre choix s’est rapidement arrêté sur ce morceau de Knight Area, « The Sun Also Rises », tiré de l’album du même nom. Instrumentale très agréable à écouter et à jouer, titre épique de rock progressif.

Knight Area, formation néerlandaise (plus précisément de Boskoop, en Hollande-Méridionale) dont le premier album est paru en 2004, fut l’une des belles surprises dans le genre au cours des dernières années. On en reparlera.

Deux complices nous ont permis de monter le tout : Marc-André Thibault, enseignant de musique (clavier) et un élève d’alors, Christopher Carignan, à la batterie, mû par une passion pour la chose musicale qui pourrait le mener bien loin.

Pour conserver un souvenir de cette prestation unique, il fallait bien la filmer. Ce qui fut fait. Et, technologie oblige, nous avons décidé de publier le tout sur Youtube, histoire de partager ce moment avec tous ceux qui en avaient envie.

Mon admiration personnelle pour la musique de ce groupe m’a poussé à prendre au sérieux mon rôle de groupie et à envoyer le lien aux gars de Knight Area. Leur réaction en fut une de surprise et ils se sont dit, selon leurs termes, « très honorés » de cette reprise de leur pièce.

Joop Klazinga, membre fondateur du groupe (il a aujourd’hui officiellement quitté la formation, mais demeure évidemment dans son entourage) et frère du claviériste Gerben Klazinga, est celui qui m’avait transmis les réactions au nom de groupe : échange de courriels agréable, proximité touchante avec les artistes, chose rare dans le domaine.

Knight Area, depuis sa formation, offre trop peu de spectacles. La nature même du rock dit progressif confère un statut plutôt underground à ces groupes, bien qu’Internet ait permis une certaine résurgence du genre, en Europe en particulier. Les prestations sont rares et se concentrent surtout lors de festivals de musique progressive, en Amérique comme sur le continent européen.

On présente, depuis quelques années, un festival du genre à Montréal, le FMPM (Festival des musiques progressives de Montréal). Lors de l’édition 2008 du festival, en septembre dernier, Knight Area a été appelé à remplacer au pied levé un groupe qui figurait au programme et qui a dû se désister. Heureux hasard des choses : c’était là une chance unique de voir Knight Area « Live » à Montréal. Nous ne pouvions manquer ce rendez-vous.

C’est donc à la mi-septembre que nous nous sommes rendus à la salle Pierre-Mercure pour assister à ce concert qui allait devenir mémorable. Première surprise : la qualité sonore incroyable du spectacle, alliant finesse et subtilité, à l’antipode de ce qu’on observe trop souvent lors d’une prestation rock. Knight Area, ne faisant pas les choses à moitié, était accompagné de son propre ingénieur du son, Jankees Braam, un magicien de la sonorisation.

Knight Area devait entamer, mi-spectacle, la pièce « The Sun Also Rises ». Deuxième surprise : à la fin de celle-ci, le chanteur et claviériste (keytar!) Mark Smit a fait allusion à notre prestation vue et entendue sur Youtube! Stupéfaction et tachycardie au menu!

Évidemment, nous sommes allés saluer les musiciens à la fin du spectacle : chaleureux « Meet & Greet », signature d’autographes, promesse mutuelle de rester en contact, etc. Bref, une très agréable rencontre.

Stephen Takacsy, président du FMPM, présentant Knight Area sur scène juste avant le spectacle, avait terminé son propos sur ces mots : « They are also wonderful people! ». Il avait bien raison.

Chemin faisant, Knight Area devait annoncer au printemps la parution de leur troisième album (Realm Of Shadows) en septembre 2009, dont le lancement aura lieu dans une salle appelée le Het Kasteel, située à Alphen aan den Rijn (à environ 30 kilomètres au sud-ouest d’Amsterdam). Événement auquel nous avons été invités par Gerben Klazinga, traitement de faveur exceptionnel pour des fans.

La réflexion fut brève : il nous était impossible de refuser une telle offre.

Départ : 24 septembre 2009. Destination : Pays-Bas.

Vrienden, hier komen we!

- Michel Joncas, avril 2009

mardi 21 avril 2009

La vidéo à l'origine de tout...



Marc-André Thibault (clavier) - Michel Joncas (basse, clavier, Moog Taurus) - Christopher Carignan (batterie) - Pascal Lapierre (clavier)